Pour se libérer du tabac, de plus en plus de fumeurs se tournent vers l’hypnose.

Comment arrêter de fumer grâce à l’hypnose ?

Définition : en quoi consiste l’hypnose ?

Mettez un terme à vos addictionsL’hypnose médicale intéresse de plus en plus aujourd’hui les malades, mais aussi les praticiens. Grâce au mécanisme de la suggestion, il est possible d’améliorer sa vie quotidienne grâce à l’hypnose : elle permet de se libérer d’une addiction, mais aussi du stress, d’une phobie ou de problèmes de sommeil. « L’hypnose n’a pas vocation à soigner des maladies, mais la relation que nous avons à notre corps. Ainsi, on peut se libérer du tabac, de l’alcool, ou d’une drogue, en modifiant la perception que nous avons de ces substances », explique ainsi le docteur Jean-Marc Benhaiem, directeur de l’Association Française pour l’Etude de l’Hypnose Médicale et auteur de « Hypnose-toi toi-même » .

Le coût de la cigarette dépasse les 3000 euros par an.

Comment se passe une séance ?

  • Pour commencer, lors d’un premier rendez-vous, le praticien et le patient discutent des attentes de celui-ci. L’hypnothérapeute doit voir si la décision de la personne est solide ou pas. Il cherche également à comprendre quel est son rapport au tabac, ses habitudes, mais aussi ce qui le dérange le plus dans son addiction. « Chez un patient qui en a marre du goût du tabac, on va utiliser ce sens pour que le patient ressente la nausée », détaille-t-il. Chez certaines personnes, la motivation va être le coût de plus en plus élevé du paquet, pour d’autres encore, le risque de mourir.
  • Après avoir travaillé sur ce point, si la personne est vraiment motivée, la séance de l’hypnose arrive.  » On demande à la personne de s’installer confortablement, et on s’appuie sur ce qu’elle nous a dit » explique l’hypnothérapeute. Pour la personne qui en a marre du goût du tabac, il lui demandera de se remémorer cette sensation de « bouche pâteuse », pour ceux chez qui le tabac permet de relâcher la pression, on leur demandera de se remémorer cette sensation de soulagement… « Le patient est toujours bien installé dans le fauteuil et ferme les yeux. Il est en train d’entrer dans un état d’esprit, il ressent des choses. Ensuite, dans une deuxième étape, si le tabac l’étouffe, on va lui faire ressentir la respiration. Si ça l’inquiète, on va lui faire ressentir le soulagement maintenant que la menace est partie, s’il se sent prisonnier, on va lui faire visualiser ce que c’est que d’être libre du tabac, etc. » Il s’agit de désidéaliser la relation avec le tabac. Le patient va se dire « je n’ai plus tellement de plaisir » et dès que le déclic se fait, la personne a de nouveau la capacité d’arrêter. « Ensuite, le manque sera progressivement calmé par le corps. C’est une grande découverte des années 70 : on sait que nous fabriquons ces fameuses endorphines, cette dopamine et cette sérotonine. Pour preuve, les fumeurs arrivent bien à dormir huit heures par nuit sans fumer, ils arrivent bien à ne pas fumer pendant 10 heures dans un avion dès qu’ils sont motivés », explique le médecin, rappelant qu’il y a 18% de patients qui arrivent à arrêter tout seuls.

Lire l’article en intégralité / sante.journaldesfemmes.fr / Justine Ferrari


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