Hypnose et alcool

Hypnose et alcool
Les premiers travaux sur l’hypnose pour se libérer de la dépendance à l’acool datent des années 50 et 60.

Les premiers travaux sur l’hypnose pour se libérer de la dépendance à l’acool datent des années 50 et 60.

Hypnose et alcool : L’alcoolisme étant une maladie, l’hypnose ne se substitue pas à un suivi médical : elle intervient en parallèle, comme méthode de soutien psychologique.

L’alcool est une substance psychoactive ; comme le cannabis et les autres drogues, il agit sur le cerveau et peut induire une forte dépendance.

Méthodes d’arrêt

Le choix de l’aide et du traitement dépend de l’intensité et de l’ancienneté de la consommation. Des consommateurs non dépendants peuvent arrêter seuls, même s’il est préférable de se faire accompagner. Pour les personnes souffrant d’alcoolisme chronique, un suivi médical est vivement recommandé. En effet, certains symptômes de sevrage peuvent être dangereux.

De nombreux interlocuteurs professionnels peuvent vous aider à réduire votre consommation d’alcool, à commencer par le médecin de famille.

Un accompagnement psychologique est fortement recommandé. Plusieurs approches sont envisageables :

la psychanalyse, pour un travail en profondeur sur les origines de la dépendance
la thérapie cognitivo-comportementale, pour une approche centrée sur les schémas de pensée et de comportement à modifier
les thérapies brèves, notamment l’hypnose, qui travaille à la fois sur les schémas inconscients, et sur la modification des comportements. L’intérêt des thérapies brèves tient à la rapidité des résultats.

Aujourd’hui, plusieurs médicaments peuvent être prescrits, pour réduire sa consommation d’alcool, et aider au maintien de l’abstinence après le sevrage. On peut citer entre autres le baclofène, le naltrexone, ou encore le disulfirame.

Hypnose et alcool : la séance

La séance d’hypnose contre l’alcoolisme

Les addictions sont un des principaux motifs de consultation en hypnose thérapeutique. L’hypnose pour traiter l’alcoolisme permet une modification durable des automatismes de pensée et de comportement, en très peu de séances.

Suivant le lieu, en ville ou en hospitalisation, l’hypnose se fait en individuel ou en groupe.

Il faut obtenir l’accord sincère du patient, ce qui n’est pas souvent le cas à l’hôpital où les entrées se font en premier lieu pour cirrhose, delirium tremens, troubles hépatiques. Cependant, l’expérience montre qu’il est possible d’inciter et de décider un alcoolique à l’aide des réunions de groupe, avec les suggestions hypnotiques, et parfois grâce à la présence de la famille qui vient visiter le malade.

Suivant l’état du patient, il est possible d’associer des médicaments : vitamines, anxiolytiques, antagonistes de l’alcool, antidépresseurs.

Les suggestions sont de nature :

Relaxantes : apaiser l’anxiété, installer la confiance.
Aversives : l’alcool = dégoût, incompatibilité avec l’alcool.
Encourageantes : valoriser et renforcer la décision.
Personnelles : adapter le discours suivant les particularités de chacun.

Hypnose et alcool

Les premiers travaux sur l’hypnose pour se libérer de l’alcoolisme datent des années 50 et 60. Une étude publiée en 1959, réalisée sur 24 patients atteints d’alcoolisme chronique, montre des résultats très prometteurs : au bout de 9 mois de suivi, seuls 4 patients ont rechuté3‌. Une autre études, publiée cinq ans plus tard, aboutit aux mêmes conclusions sur l’efficacité de l’hypnose4‌. Dans les deux cas, la technique utilisée sur les patients est celle de l’aversion : cette méthode, qui vise à dégoûter le patient de l’alcool, est très couramment employée pour le traitement des addictions.

Les causes de l’alcoolisme ne sont pas toutes connues, mais il existe des facteurs de risques.

Le premier facteur est génétique. En effet, le mythe selon lequel des parents alcooliques donneraient des enfants alcooliques a été confirmé par des études scientifiques. On a notamment mis en évidence l’impact de deux gènes du métabolisme de l’alcool, sur le risque de dépendance2‌.

Certaines maladies psychiatriques et psychosomatiques, comme la schizophrénie et la dépression, favorisent l’alcoolisme. Il se rencontre aussi plus souvent chez les personnes présentant les troubles et traits de caractère suivants : anxiété, stress, timidité, manque de confiance en soi.

Stratégies thérapeutiques

En hypnothérapie, l’approche des addictions est très complète.
L’hypnose ne traite pas uniquement l’alcoolisme en tant que symptôme, mais de considérer le patient dans son intégralité, avec son histoire, son environnement, ses valeurs et ses croyances.

L’alcoolisme n’est pas considéré comme un comportement nuisible en soi, mais comme la réponse imparfaite à une intention positive. L’objectif de la thérapie est de découvrir cette intention positive, puis de modifier les comportements pour y répondre de manière plus satisfaisante.

Confiance en soi, anxiété et dépression

Le manque de confiance en soi et d’estime de soi, mais aussi l’anxiété et la dépression, sont des facteurs favorisant l’alcoolodépendance. C’est pourquoi une part de la thérapie consiste à travailler sur ces problématiques, pour retrouver calme intérieur et maîtrise de soi.

Là encore, il s’agit souvent d’un travail psychothérapeutique de fond. Il s’accompagne de techniques comme les suggestions de relaxation et le renforcement du moi.

Une thérapie spécifique, avec éventuellement un suivi médical, peut être proposée pour les personnes chez qui la dépendance à l’alcool est un symptôme de dépression.

L’hypnose est très efficace pour modifier rapidement les comportements. C’est pourquoi elle est si souvent recommandée pour traiter les addictions.

Une première technique probante est l’aversion : le thérapeute fait en sorte de dégoûter le patient de l’alcool, en associant celui-ci à des éléments qui le répugnent.

Il est difficile d’estimer le nombre de séances d’hypnose pour le traitement de l’alcoolisme. En effet, celui-ci amène fréquemment d’autres problématiques. Cependant, dès les premières séances, on peut s’attendre à une baisse de la consommation d’alcool.

L’alcoolisme étant une maladie, l’hypnose ne se substitue pas à un suivi médical : elle intervient en parallèle, comme méthode de soutien psychologique.

L’hypnose étant un état modifié de conscience, il convient de ne pas faire de séance sous l’emprise de l’alcool.

Par ailleurs, l’hypnose est contre-indiquée si vous souffrez de maladies mentales dissociatives, comme la paranoïa, la schizophrénie ou le trouble bipolaire. En effet, les séances pourraient provoquer des bouffées délirantes.


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