La dépendance à l’alcool

Comment se distinge la dépendance à l’alcool ?


Dépendance à l’alcool ? On distingue plusieurs usages de l’alcool, allant du non usage à l’alcoolodépendance.

Le non usage de l’alcool


Le non usage peut être primaire ou secondaire. Primaire, il concerne les enfants, les adolescents, et les personnes ayant fait le choix initial de ne pas en consommer. Secondaire, il concerne les personnes ayant choisi l’abstinence suite à un mésusage.

Mésuser (de qqc.).Abuser, faire un mauvais usage (de quelque chose).

L’usage simple de l’alcool


L’usage simple concerne les personnes dont la consommation d’alcool présente peu de danger pour leur santé. On considère qu’une consommation présente un risque limité lorsqu’elle est inférieure aux seuils recommandés en France, c’est-à-dire 2 unités d’alcool par jour pour les femmes et 3 pour les hommes, avec au moins un jour d’abstinence par semaine1‌.

Dépendance à l’alcool ? L’usage à risque


L’usage à risque est une consommation importante, sans symptômes physiques et psychologiques, mais qui peut en induire sur le long terme. Elle présente des risques à court termes en cas de maladie chronique, prise de drogues, conduite de véhicule…

Dépendance à l’alcool ? L’usage nocif


L’usage nocif est un usage nuisible à l’individu, physiquement et psychiquement. Il ne présente pas de syndrome de sevrage, mais l’arrêt peut être difficile.

Dépendance à l’alcool > L’Alcoolisme


Enfin, l’alcoolodépendance ou alcoolisme se définit par une forte dépendance physique et psychique. A ce stade, la consommation est compulsive et irrépressible, mettant en péril les activités sociales et professionnelles. L’alcoolisme se caractérise notamment par des manifestations physiques de manque (syndrome de sevrage) pouvant être mortelles.

En général, l’alcoolisme s’installe de manière insidieuse, après des années d’habitudes à risque ou nocives.

L’alcool est une substance psychoactive ; comme le cannabis et les autres drogues, il agit sur le cerveau et peut induire une forte dépendance.

Conséquences sur la santé

Les effets néfastes de l’alcool sur la santé sont nombreux.

A faible dose, il provoque une sensation d’euphorie, de détente et de désinhibition. C’est ce qui explique son attrait auprès des personnes anxieuses et timides.

A forte dose, les effets à court terme peuvent être dangereux :

  • Baisse de l’attention et de la vigilance
  • Troubles de la coordination et de l’élocution
  • Pertes de mémoire, pouvant aller jusqu’au “trou noir”
  • Coma éthylique

Chez les personnes consommant régulièrement de l’alcool, et à plus forte raison en cas d’alcoolisme, un certain nombre de troubles et de maladies peuvent se déclarer à long terme:

  • Hypertension
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Cirrhose du foie
  • Troubles cognitifs (mémoire, attention, prise de décision), pouvant aller jusqu’au syndrome de Korsakoff chez les alcooliques
  • Cancers (principalement bouche et gorge, oesophage, foie, côlon)

De nombreux interlocuteurs professionnels peuvent vous aider à réduire votre consommation d’alcool, à commencer par le médecin de famille.

Un accompagnement psychologique est fortement recommandé.

Plusieurs approches sont envisageables :

  • la psychanalyse,
  • la thérapie cognitivo-comportementale
  • les thérapies brèves, notamment l’hypnose.

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L’ALCOOL ET VOUS